• Landschaft schützen! Pour un paysage durable

Un paysage menacé

Nos paysages et nos espaces de loisirs sont en grand danger : ils sont menacés de destruction par des centaines d’éoliennes industrielles. Les crêtes et les hauts plateaux de l’Arc jurassien de Bâle à Vaud, le Canton de Berne, la région alpine, les régions montagneuses du Mittelland et la Suisse orientale sont particulièrement touchés. De grandes zones industrielles doivent être créées dans les régions les plus intactes de Suisse. C’est en travaillant ensemble que nous réussirons à préserver notre espace de vie et de loisirs pour les générations futures. Paysage Libre Suisse s’engage en faveur d’un développement durable et réellement respectueux de l’environnement.

A propos de nous

La fédération Paysage Libre Suisse PLCH et ses membres luttent pour la protection du paysage contre son industrialisation par les installations éoliennes. Nous nous engageons en faveur d’une protection globale du paysage, de la biodiversité et de la santé humaine. Paysage Libre Suisse appelle à une discussion objective et fondée au sein de la société et de la politique sur l’avenir de notre approvisionnement énergétique, sur les problèmes liés au mitage du territoire et lutte pour la garantie de la participation démocratique.

Néfaste et inefficace

Les producteurs d’électricité et les puissants lobbies de l’énergie éolienne subventionnés comme Suisse Eole sont le moteur de la promotion de l’énergie éolienne. Pourtant le potentiel de l’énergie éolienne est disproportionné par rapport aux dommages qu’elle cause au paysage, à la santé des riverains et à la faune. Contrairement à d’autres sources d’énergie flexibles et efficaces comme l’énergie hydraulique, l’énergie éolienne ne peut pas garantir un approvisionnement énergétique sûr et durable. L’énergie éolienne rencontre une résistance partout dans la population.

La voix de la raison l’a emporté dans la Commune de Court, dans le Jura bernois. Les citoyennes et les citoyens ont rejeté à hauteur de 70% la construction du parc éolien de Montoz-Pré Richard. Le projet est enterré. Paysage Libre Suisse salue ce signal clair en faveur du paysage et de la protection de nos zones de détente.

Ils étaient 325 citoyennes et citoyens à se rendre à l’assemblée communale lundi soir pour se prononcer sur le projet éolien de Montoz-Pré Richard. Le vote sur le plan de quartier constituait pour le promoteur Energie Service Bienne un passage obligé pour poursuivre le projet. Après une heure trente de débats, un verdict clair est tombé : 70% des citoyennes et citoyens ont refusé de construire une zone d’industrie éolienne sur les hauteurs de leur village.

Le projet prévoyait l’installation de 7 machines pouvant culminer à 200 mètres de haut, beaucoup plus que les turbines déjà en service dans l’Arc jurassien. Avec les six installations supplémentaires prévues juste à côté à la Montagne de Granges, une zone de production industrielle d’énergie de 13 installations aurait vu le jour.

La votation de Court témoigne clairement du refus de la population de sacrifier son cadre de vie pour une énergie aléatoire au rendement dérisoire, responsable d’un mitage massif de notre territoire et de l’industrialisation du paysage. Sans parler du démantèlement et du recyclage futur des éoliennes, un problème sans réponse pour l’instant. Ce sont des alternatives respectueuses de l’environnement comme la biomasse ou le solaire que sollicite la population, pas une fausse solution coûteuse et inutile.

Le verdict de Court montre aussi que la population n’est pas prête à sacrifier ses derniers espaces de liberté. Dans un environnement économique toujours plus stressant et exigeant, les lieux de détente permettant de se ressourcer et de pratiquer des activités sportives douces deviennent chaque jour plus importants. La récente mobilisation pour le climat montre que la jeunesse attache beaucoup d’importance à son avenir dans un environnement préservé.

En savoir plus sur RJB: lien

Les faits sont maintenant sur la table : la Suisse n’est pas un pays venteux. L’Office fédéral de l’énergie a publié le nouvel Atlas des vents 2019. Bien que quatre fois plus de stations de mesure ont été intégrées par rapport à l’édition de 2016, il n’y a tout à coup presque plus de vent en Suisse. Une chose est claire : l’Office fédéral de l’énergie a préparé l’atlas éolien avant le vote sur la stratégie énergétique et a prédit des ressources de vent beaucoup plus élevées que la réalité.

L’Office fédéral de l’énergie OFEN collabore étroitement avec les membres du lobby éolien Suisse Eole. La société bernoise MeteoTest, en charge de la préparation de l’atlas des vents de la Confédération, participe quant à elle à de nombreux projets de parcs éoliens et bénéficie financièrement de contrats avec les promoteurs. Il n’est donc pas surprenant que l’Atlas des vents 2016 ait soudain promis des ressources de vent en Suisse beaucoup plus importantes que les cartes des vents de 2004, 2007 et 2011.

Puis vint le demi-tour. La production des 37 éoliennes suisses, dont le taux d’utilisation n’est que de 17,8%, a peut-être convaincu l’Office fédéral que les ressources de vent annoncées en 2016 n’existent tout simplement pas. Le nouvel atlas contient ainsi quatre fois moins de zones avec des vitesses moyennes de vent supérieures à 5,5 m/s (par rapport à 2016).

L’objectif de 4,3 TWh de production annuelle d’électricité à partir de l’énergie éolienne ne peut être atteint avec 800 éoliennes. La Suisse aurait besoin de plus de 1000 grandes éoliennes pour y parvenir. Il est à noter qu’en raison de la faiblesse des vents, il ne serait pas possible d’exploiter de manière rentable ces centrales sans subventions, soit un milliard de francs par an pour atteindre l’objectif.

Le nouvel atlas des vents remet en question tous les projets éoliens prévus en Suisse. L’Atlas de 2016 était motivé politiquement et ne reposait sur aucune base scientifique. Paysage Libre Suisse appelle les instances politiques nationales à abandonner l’aventure de l’énergie éolienne en Suisse.

Vers l’atlas des vents: lien

L’ombudsman de la SRF donne raison à Paysage Libre Suisse et à l’association Les Travers du Vent, qui ont adressé une réclamation contre deux émissions de la SRF diffusées en janvier 2019 au sujet du projet éolien de la Montagne de Buttes dans le Canton de Neuchâtel. Le travail journalistique ne reflète pas correctement la réalité. En évitant de donner la parole aux opposants, la radio alémanique a dépeint une image faussée de ce gigantesque projet éolien de 19 turbines, laissant croire à tort que la population et les organisations environnementales y sont unanimement favorables.

Copyright SRF Oscar Alessio

Les deux associations ont soulevé une longue série de manquements dans les émissions de la SRF, le pendant alémanique de la RTS. D’abord, elles déplorent une analyse trompeuse de la situation, laissant croire à l’absence de toute opposition, alors que la mise à l’enquête du projet a généré plus de 1300 oppositions, dont celle de deux grandes ONG, et que la population du Val-de-Travers est profondément divisée. Les associations ont aussi jugé inadmissible que les deux émissions ne donnent la parole qu’à un riverain, favorable au projet et dont la famille est de surcroît financièrement très intéressée : avec plus du quart des machines du parc éolien sur leurs terres, ce riverain et sa famille encaisseront annuellement plusieurs dizaines de milliers de francs de subventions publiques. Enfin, Paysage Libre Suisse et Les Travers du Vent ont dénoncé les propos trompeurs des promoteurs, que les deux émissions n’ont pas mis en perspective ni soumis à vérification.

Le verdict de l’ombudsman est clair : en donnant l’impression que le projet éolien suscitait l’unanimité, les deux émissions ont omis des faits essentiels et le public pas pu se forger une opinion sur des bases complètes. Les deux émissions ne reflètent ainsi pas la réalité.

On est habitué aux reportages tendancieux dès qu’il est question de la thématique éolienne. Paysage Libre Suisse avait déjà eu gain de cause auprès de l’organe de médiation de la SRF en été 2017. Les arguments du lobby éolien ne sont pas considérés comme des prises de position partisanes, mais comme de l’«information» et de la «recherche de solutions». A l’inverse, les motifs des opposants sont d’office jugés partisans.

Paysage Libre Suisse et l’association Les Travers du Vent déplorent le manque de distance critique sur la thématique éolienne et face au lobby éolien, qui agit pour ses propres intérêts financiers et ceux de ses entreprises membres. Pour permettre au public de se forger sa propre opinion, les médias devraient au contraire soumettre les propos des promoteurs éoliens et de leur lobby au même filtre critique que leurs adversaires.

Vers les émissions:

Trend, 19.01.2019, «Wind-Energie – viel Potential liegt noch brach»
Echo der Zeit, 27.01.2019, «Windkraft und Naturschutz – geht das zusammen?»

La révision de la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl) a pour objectif d’adapter l’organisation du marché de l’électricité de sorte à assurer la sécurité de l’approvisionnement, d’accroître l’efficacité économique et de promouvoir l’intégration des énergies renouvelables au marché. Elle manque clairement ses objectifs et soumet notre pays et son économie à une menace croissante de « blackout » électrique.

(c) Julita Pixabay

La législation en matière de politique énergétique est en chantier permanent depuis plus d’une décennie. Dès qu’une modification de loi est adoptée, la suivante se met en marche. L’approvisionnement énergétique, qui repose sur des investissements à forte intensité de capital et sur une longue durée, ne peut pas se mouvoir dans un cadre juridique aussi instable. Principal défi de la politique énergétique actuelle, la sécurité de l’approvisionnement est ainsi gravement mise en danger.

La révision de la LApEl n’apporte aucune solution au problème. Ses hypothèses de départ sont hautement discutables. Les estimations d’expansion de la production d’énergie renouvelable sont clairement exagérées. En outre, la disposition des pays voisins à fournir du courant ainsi que la conclusion d’un accord sur l’électricité avec l’UE sont tout sauf certaines.

L’augmentation de la population et de la consommation électrique liée à la stratégie énergétique 2050 (mobilité électrique, etc.), sont en revanche certaines et nécessitent à la fois de grosses capacité de production et des infrastructures de production en mesure de produire de manière flexible et de réagir rapidement aux besoins du marché. Or, la révision de la loi n’apporte aucune solution à l’instabilité du réseau générée par les énergies intermittentes que sont le photovoltaïque et l’énergie éolienne. La capacité des centrales d’accumulation suisses ne suffit que pour quelques heures ou jours. Quant à la biomasse et à la géothermie, de gros doutes s’installent quant à leur capacité à garantir l’approvisionnement de base en ruban.

L’espoir que la stratégie énergétique garantisse la sécurité de l’approvisionnement au moyen de l’énergie éolienne devient de plus en plus irréaliste. Les éoliennes ne peuvent produire ni de manière prévisible ni de manière flexible. Elles ne contribuent pas à la sécurité d’approvisionnement à court ou à long terme. Ce problème n’est pas résolu par le projet de révision de la LApEl.

L’émission « Kassensturz » de la chaîne de télévision alémanique SRF a dévoilé le 11 décembre les investissements importants réalisés par BKW SA et le Credit Suisse dans des parcs éoliens norvégiens. Le reportage montre de manière impressionnante que ces éoliennes qualifiées de « vertes » non seulement en Suisse mais aussi à l’étranger causent généralement des dommages considérables à la biodiversité. Les investissements éoliens à l’étranger servent souvent aux opérateurs helvétiques sur le marché de l’électricité à se donner une image propre et écologique. Mais à quel prix !

(c) Einar Storsul

BKW SA et Credit Suisse sont toutes deux financièrement impliquées dans un parc éolien en Norvège qui, selon le reportage d’hier de la SRF, entraînera de graves conséquences culturelles et écologiques. Les populations indigènes, qui pratiquent l’élevage traditionnel des rennes en Norvège, sont tout simplement expropriées et déplacées.

Même avec un mât relativement étroit, les éoliennes produisent des émissions massives (bruit, projection d’ombre, abondant éclairage intermittent rouge de nuit) et impliquent la construction de larges routes, de lignes électriques et de postes de transformation. Les gigantesques éoliennes transforment donc des zones naturelles entières en zones industrielles. C’est le cas non seulement en Norvège, mais en Suisse aussi.

Grâce à la démocratie suisse, la Confédération, les cantons, les communes et la population ont la possibilité de s’exprimer sur les projets de construction de nouvelles infrastructures. Les expropriations, en particulier, sont soumises à des règles strictes. Les procédures sont complexes et souvent longues, afin de garantir la légitimité des constructions ainsi réalisées.

Il est dès lors intéressant pour les investisseurs suisses d’investir dans des parcs éoliens étrangers où les obstacles démocratiques sont moins importants et où le rendement des éoliennes est généralement deux fois plus élevé qu’en Suisse, pays où les vents sont faibles. Les investisseurs le font dans l’intention de rendre propres leurs importations d’électricité (principalement en provenance de centrales nucléaires et au charbon allemandes et françaises) en démontrant qu’ils garantissent le même volume d’électricité sur l’année dans des centrales scandinaves. Mais le raisonnement est un peu court : en cas de vent faible, l’électricité provient d’une manière ou d’une autre de centrales électriques fonctionnant en ruban, à l’étranger ou en Suisse. Les éoliennes ne contribuent nullement à la sécurité d’approvisionnement. En 2016, le Tribunal fédéral a statué dans l’affaire du parc éolien du Schwyberg (Fribourg) et confirmé la nécessité d’examiner si les centrales éoliennes peuvent produire en fonction du marché. Avec un rendement de 20%, les grandes éoliennes n’y parviennent pas dans notre pays.

Paysage Libre Suisse invite les investisseurs à s’engager dans des formes de production d’énergie véritablement durables et renouvelables, capables de garantir à tout moment l’approvisionnement en électricité, et dans les mesures d’économie d’énergie. L’énergie non consommée reste la plus propre.

Vers l’émission (en allemand): lien

L’énergie éolienne a la vie dure en Suisse orientale. Le parc éolien de Honegg à Oberegg (Appenzell Rhodes Intérieures, AI) vient de passer à la trappe. Paysage Libre Suisse demande un examen critique rapide des zones industrielles prévues pour des parcs éoliens dans des paysages intacts en Suisse romande également.

(c) Appenzell.ch

Parce que les éoliennes industrielles de 200m de haut sont tout simplement incompatibles avec le paysage préservé de l’Appenzell, la commission compétente du Canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures a retiré le site Honegg-Oberfeld à Oberegg (AI) du plan directeur cantonal. Le projet qui y était prévu avec deux gigantesques éoliennes est donc définitivement abandonné.

Les cantons d’Appenzell Rhodes-Extérieures, de Saint-Gall et de la province autrichienne du Vorarlberg ainsi que 500 autres organisations et personnes privées ont exprimé leur opposition au projet de parc éolien dans le cadre de la procédure de consultation. Le Canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures a notamment appelé à la promotion d’énergies renouvelables alternatives, telles que la biomasse, le photovoltaïque et l’hydroélectricité, moins destructrices pour l’environnement.

La région d’Appenzell, comme la plaine de la Linth, sera ainsi. Paysage Libre Suisse félicite l’association Pro Landschaft AR/AI pour son engagement en faveur du paysage, de la faune et des riverains.

La semaine dernière, le Tribunal cantonal du canton de Vaud a débouté les opposants au parc éolien de Sainte-Croix. Le parc éolien doit être construit dans un paysage jurassien intact et menace les espèces d’oiseaux et de chauves-souris qui vivent et migrent localement. Contrairement à ce qui se passe en Suisse alémanique, l’idée d’exploiter l’énergie éolienne par le biais de gigantesques turbines industrielles en Suisse romande est encore très élevée.

L’impact de la transition énergétique sur l’environnement et le paysage toucherait ainsi en particulier la Suisse romande si l’on ne réalise suffisamment tôt que les avantages des gigantesques éoliennes sont faibles par rapport aux dommages. Les politiciens et les autorités de Suisse occidentale sont invités à promouvoir les énergies renouvelables dans les zones déjà densément bâties et de préserver ainsi les derniers espaces de liberté encore préservés.

Avec l’utilisation du vent et du soleil, le problème du stockage de ces sources intermittentes n’est pas résolu. De petites installations dans des zones déjà dotées d’infrastructures (toits des maisons, etc) sont à tous points de vue préférables à de grandes installations industrielles décentralisées, nécessitant de grosses infrastructures de transport et de stockage.

Le Conseil d’Etat de Glaris est le premier gouvernement cantonal à porter un regard critique sur l’énergie éolienne. Il propose à son Parlement que le plan directeur de 2018 renonce aux éoliennes prévues dans la plaine de la Linth. Sa décision est novatrice pour l’aménagement du territoire et la politique énergétique de la Suisse.

(c) Kanton Glarus Samuel Trümpy

Dans son rapport explicatif, le Conseil d’Etat glaronnais met en avant trois éléments qu’il juge incompatibles avec l’installation d’éoliennes géantes de 200 m de haut :

1. Des éoliennes ne doivent pas être installées dans le périmètre de zones résidentielles.
2. Une installation éolienne est incompatible à long terme avec le développement de zones résidentielles.
3. Les installations éoliennes dans les zones d’habitation sont en contradiction avec les objectifs du plan de développement 2020-2030, par lequel le canton de Glaris vise à attirer de nouveaux résidents et à renforcer la préservation du paysage et l’utilisation durable des espaces de loisirs et de détente.

En d’autres termes, les installations éoliennes ont un effet dissuasif sur les nouveaux habitants et nuisent à l’image du Canton, surtout si elles devaient être érigées à l’entrée du Canton de Glaris.

Le gouvernement glaronnais est le premier exécutif cantonal à déclarer que le recours à l’énergie éolienne produite par des installations géantes de 200 m de haut dans une Suisse densément peuplée entraîne des dommages massifs à l’environnement et à l’attrait d’une région. En conséquence, le plan directeur contient désormais des critères clairs d’exclusion : « Le développement de nouveaux sites éoliens caractérisés par un rapport défavorable entre la production attendue d’énergie et les impacts négatifs sur le paysage et les écosystèmes est à éviter ».

En outre, le gouvernement affirme que la viabilité économique d’un projet éolien doit être démontrée sur la base des résultats empiriques des mesures du vent. Il doit également être démontré qu’il n’y a pas de risque excessif de collision pour les oiseaux et que les valeurs limites pour le bruit et les ombres portées sont respectées.

Paysage Libre Suisse invite les autorités exécutives cantonales à suivre l’exemple du gouvernement du Canton de Glaris et à établir des critères clairs pour prévenir les dommages causés par les installations éoliennes industrielles à l’environnement et à l’attrait d’une région.

En savoir plus: Südostschweiz

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de publier une mise en garde concrète : les installations éoliennes ne devraient pas émettre un bruit supérieur à 45 décibels pendant la journée. L’OMS recommande aux décideurs de prendre les mesures nécessaires pour réduire la pollution sonore des éoliennes étant donné que leur bruit au-dessus de ce niveau entraîne des effets nocifs pour la santé.

(c) Herbert Aust

LOMS vient de publier ses lignes directrices sur le bruit ambiant en Europe. Le bruit des éoliennes est désormais traité par l’agence mondiale de la santé au même titre que le bruit des routes, des trains, de l’aviation et des loisirs.

L’OMS formule une demande claire : les émissions sonores des éoliennes doivent être limitées à moins de 45 dB pendant la journée. Au-delà de ce niveau, le bruit est nocif pour la santé. En Suisse, la plupart des éoliennes sont prévues en zone agricole, où la valeur limite pour les habitants selon l’Ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) est de 60 dB pendant la journée. Par conséquent, les éoliennes en Suisse peuvent être trois fois plus bruyantes (15 dB) que ne le recommande l’OMS. Edictée en 1986, l’OPB est totalement obsolète.

Étant donné que les éoliennes sont des installations industrielles qui fonctionnent dans des zones non industrielles par nature tranquilles, la réglementation actuelle de l’OPB est inadaptée aux éoliennes et ne peut prévenir une pollution sonore excessive ou des dommages pour la santé des riverains.

L’OMS note qu’il existe une lacune dans la recherche scientifique dans ce domaine. En particulier, il manque des études pour évaluer les effets du bruit des éoliennes sur les riverains la nuit. Par conséquent, la valeur limite applicable de nuit devrait être fixée bien en dessous de 45 dB. Des distances minimales beaucoup plus grandes devraient être imposées entre les éoliennes et les riverains.

Les recherches citées par l’OMS sont toujours basées sur la moyenne de la population (P90 = 90% de la population). Les 10% de la population qui sont particulièrement sensibles et pourraient souffrir d’effets sur la santé supérieurs à la moyenne avec une même exposition au bruit ne sont pas pris en compte dans la recommandation de l’OMS et sont donc encore plus affectés par le bruit.

Paysage Libre Suisse demande aux autorités concernées de protéger la population contre les projets de centrales éoliennes et d’adapter immédiatement l’OPB. Dans la période de transition jusqu’à l’adaptation de l’OPB, des mesures de précaution telles que l’abandon des marges de tolérance dans les valeurs de planification doivent être mises en œuvre d’urgence.

 

Avec plus de 13’600 signatures, la pétition pour sauver la région entre le Chasseron et le Creux-du-Van dépasse toutes les attentes. Elle met clairement en doute la crédibilité des projets éoliens qui y sont prévus et suscite une série de démarches politiques dont la demande de classement de la région du Chasseron à l’inventaire fédéral des paysages (IFP).

(c) Lukas Bieri Pixabay

Paysage Libre Vaud avec Pro Natura Vaud, Helvetia Nostra, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, BirdLife et Paysage Libre Suisse, ont tiré la sonnette d’alarme ce printemps et lancé une pétition demandant de préserver et de valoriser ce patrimoine exceptionnel qu’est la région entre le Chasseron et le Creux-du-Van, menacée par la construction d’une quarantaine d’éoliennes géantes.

En moins de quatre mois, plus de 13’600 signatures ont été récoltées. Provenant des cantons de Vaud et de Neuchâtel, mais aussi de l’ensemble de l’Arc jurassien et de Suisse alémanique, les signataires expriment leur profonde désapprobation face à ces projets d’industrialisation de paysages exceptionnels.

Au vu du soutien massif apporté à la pétition, les organisations partenaires demandent un abandon pur et simple des trois projets éoliens concernés et la préservation d’un des derniers espaces naturels de l’Arc jurassien.

Les résultats de la consultation relative à la révision de la loi sur la protection de la nature et du paysage (LPN) sont désormais connus. Le verdict est clair : plus de la moitié des participants (55%) rejettent l’affaiblissement de la protection du patrimoine naturel.

 

(c) Pixabay

Pour rappel, la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats a mis en consultation un avant-projet de révision de la LPN visant à affaiblir de manière substantielle la protection de la nature et du paysage. Les résultats sont tombés : plus de la moitié des prises de position s’opposent aux modifications proposées.

La position des cantons est surprenante : seule la moitié d’entre eux soutiennent la révision, alors que le but vise précisément à leur accorder une plus grande marge de manœuvre pour la construction d’infrastructures dans des lieux protégés. Ce résultat montre l’attachement des cantons à la protection de leur paysage, notamment dans le contexte actuel d’urbanisation effrénée.

Paysage Libre Suisse, qui a pris part activement à la consultation, prend acte avec satisfaction des résultats et salue la sagesse des cantons. La Fédération estime que le projet est politiquement mort et demande son abandon immédiat.

Vers les résultats de la consultation: ici

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