• Schweiz verschandeln? Pour un paysage durable

Un paysage menacé

Nos paysages et nos espaces de loisirs sont en grand danger : ils sont menacés de destruction par des centaines d’éoliennes industrielles. Les crêtes et les hauts plateaux de l’Arc jurassien de Bâle à Vaud, le Canton de Berne, la région alpine, les régions montagneuses du Mittelland et la Suisse orientale sont particulièrement touchés. De grandes zones industrielles doivent être créées dans les régions les plus intactes de Suisse. C’est en travaillant ensemble que nous réussirons à préserver notre espace de vie et de loisirs pour les générations futures. Paysage Libre Suisse s’engage en faveur d’un développement durable et réellement respectueux de l’environnement.

A propos de nous

La fédération Paysage Libre Suisse PLCH et ses membres luttent pour la protection du paysage contre son industrialisation par les installations éoliennes. Nous nous engageons en faveur d’une protection globale du paysage, de la biodiversité et de la santé humaine. Paysage Libre Suisse appelle à une discussion objective et fondée au sein de la société et de la politique sur l’avenir de notre approvisionnement énergétique, sur les problèmes liés au mitage du territoire et lutte pour la garantie de la participation démocratique.

Néfaste et inefficace

Les producteurs d’électricité et les puissants lobbies de l’énergie éolienne subventionnés comme Suisse Eole sont le moteur de la promotion de l’énergie éolienne. Pourtant le potentiel de l’énergie éolienne est disproportionné par rapport aux dommages qu’elle cause au paysage, à la santé des riverains et à la faune. Contrairement à d’autres sources d’énergie flexibles et efficaces comme l’énergie hydraulique, l’énergie éolienne ne peut pas garantir un approvisionnement énergétique sûr et durable. L’énergie éolienne rencontre une résistance partout dans la population.

Un des paysages les plus emblématiques de Suisse est menacé par la construction d’une quarantaine d’éoliennes géantes. Paysage Libre Vaud et plusieurs ONG comme Pro Natura, Helvetia Nostra, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage et BirdLife, tirent la sonnette d’alarme et lancent une pétition demandant de préserver et de valoriser ce patrimoine exceptionnel qu’est la région entre le Chasseron et le Creux-du-Van. La démarche vise à informer l’opinion publique des dangers qui menacent un des derniers espaces préservés du Jura.


Dans la nécessaire pesée d’intérêts qui doit être faite pour tout projet éolien, le paysage et la biodiversité occupent une place de choix. « Les projets entre le Chasseron et le Creux du Van sont à ce titre les pires de Suisse », déclare Jean-Marc Blanc, secrétaire de Paysage Libre Vaud et responsable du projet. Une partie importante de la région est d’ailleurs protégée. Outre leur impact paysager irréparable, ces projets éoliens impliquent la construction de nombreux kilomètres de routes nouvelles. Si on ne fait rien, la région sera complètement industrialisée et défigurée.

S’y ajoute le rôle que jouent ces icônes paysagères sur le tourisme, les activités sportives et le délassement, qui seraient fortement mis à mal. Les plus de 100’000 personnes qui se déplacent chaque année au Creux-du-Van le font pour admirer un paysage préservé et typique, pas pour tomber sur 40 monstres de ferraille dans une zone industrielle », poursuit Jean-Marc Blanc.

En parallèle à la pétition, un concours de photos permet à toute personne, randonneuse, adepte de mountain bike ou de vol à voile d’illustrer cette région unique comme elle la ressent et de gagner un des douze prix mis en jeu.

Le comité qui parraine la pétition est formé de personnalités aux parcours personnels très variés. Michaël Buffat, Philippe Roch, Jean-François, Cavin ou encore Michel Bühler : tous se retrouvent autour d’une conscience commune de la valeur inestimable de nos paysages et de nos milieux naturels pour les générations futures.

Site du projet et pétition en ligne: lien

La Confédération et le lobby éolien l’avaient inauguré en grande pompe en pleine campagne de la stratégie énergétique : le parc éolien du lac de Gries à proximité du col du Nufenen en Valais est un véritable désastre. Une étude très sérieuse de J-Bernard Jeanneret prouve que ce projet va nécessairement perdre beaucoup d’argent. Le kilowattheure devrait être vendu à 48 centimes pour couvrir les coûts de production, soit dix fois la valeur actuelle de marché.

Pour ce physicien Dr. Sc. qui a travaillé au CERN, la débâcle était prévisible. J-B. Jeanneret se demande comment le département de Doris Leuthard et en particulier l’Office fédéral de l’énergie OFEN ont pu s’illusionner au point de manifester un enthousiasme et un soutien sans faille pendant plus de cinq ans.

Le promoteur Swisswinds avait déposé sa demande de construire en 2014 en revendiquant une productivité de 13 à 14 GWh/an. Résultat : les chiffres récemment publiés montrent que moins de 8 GWh ont été produits en 2017. Avec un facteur de charge de 9.5%, ce parc éolien est pour ainsi dire le pire de Suisse.

Les conclusions à en tirer sont nombreuses, allant de la faiblesse des ressources en vent en Suisse au marketing politique trompeur du lobby éolien. Mais surtout, cessons de croire les promoteurs qui avancent des chiffres exagérés pour faire passer leurs projets, chiffres que la réalité finit par contredire une fois le projet construit, donc trop tard.

Etude: lien

Le magazine allemand “Der Spiegel” dévoile dans sa dernière édition le “massacre à la tronçonneuse” perpétré au bénéfice de promoteurs éoliens allemands. Dans plus de 60 cas connus, des inconnus ont abattu des arbres qui abritaient des lieux de reproduction et de nidification, ou ont directement détruit les nids. Les nids se situent tous dans des lieux prévus pour abriter des parcs éoliens. Les experts redoutent qu’il ne s’agisse là que de la pointe de l’iceberg.

Selon la dernière édition du magazine allemande “Der Spiegel”, la destruction systématique de lieux de nidification dans les périmètres de projets éoliens en Allemagne augmente. Les ornithologues de la Fédération allemande de la protection de la nature (NABU) y voient un lien avec la protection légale de la faune ailée. Un projet éolien est bloqué si des lieux de reproduction et de nidification d’espèces protégées y sont observés.

60 cas sont connus à l’heure actuelle à l’échelle du pays, et les auteurs des actes n’ont pas pu être identifiés. Les lieux de reproduction et de nidification de Milans royaux sont tout particulièrement touchés. Certains nids ont été systématiquement détruits en abattant l’arbre qui les abritait. La NABU rapporte qu’une loi du silence de type mafieux règne dans certains Länder.Lire la suite …

La Banque mondiale et l’Université technique du Danemark viennent de mettre en ligne un nouvel atlas mondial sur l’énergie éolienne. Le «Global Wind Atlas» permet d’identifier dans le monde, les endroits propices à la production d’électricité de source éolienne. La Suisse y apparaît clairement comme un des endroits les moins adaptés pour cette source d’énergie.

La conception énergie éolienne de la Suisse repose sur l’idée que de nombreux emplacements du Jura, des Préalpes ou encore du Plateau seraient idéales à la production d’électricité d’origine éolienne. Le «Global Wind Atlas» qui vient d’être publié sous l’égide de la Banque mondiale et de l’Université technique du Danemark remet clairement les choses à leur place : la Suisse présente à l’échelle européenne parmi les moins bonnes conditions pour le développement de l’énergie éolienne. Hormis les sommets alpins, de toute manière inexploitables pour des raisons techniques et touristiques, aucune région de Suisse ne présente un potentiel intéressant en comparaison avec le reste de l’Europe.

Le « Global Wind Atlas» remet également en cause toute la conception énergie éolienne de la Confédération, qui repose sur l’atlas des vents de la Suisse (wind-data.ch). Entièrement actualisé en 2016, cet atlas fait apparaître des zones à potentiel éolien clairement remises en cause par les données de la Banque mondiale. Les ressources en vent du plateau ne présentent ainsi gère d’intérêt, ce qui est le cas également de plusieurs emplacement retenus dans le Jura. L’atlas de l’Office fédéral de l’énergie, réalisé par Suisse Eole, le lobby des entreprises suisses actives dans l’éolien, relève ainsi plus d’un acte politique que d’un travail scientifique. De récentes mesures réelles de vent sur le Plateau vaudois montrent de manière patente que le modèle de vent du lobby éolien suisse donne des vitesses de vent nettement trop élevées.

Ces récentes données Banque mondiale et l’Université technique du Danemark prouvent une fois de plus que la stratégie énergétique 2050 repose sur des bases largement discutables pour ce qui concerne son volet électrique. Seul un subventionnement massif de l’éolien permet de transformer des vents faibles en affaires commerciales viables. Les 8 à 10 milliards de francs d’investissements, auxquels s’ajoute le subventionnement annuel de près d’un milliard de francs (RPC) nécessaires pour atteindre les seuls objectifs éoliens de la stratégie énergétique s’apparentent ainsi à un gaspillage financier à large échelle.

En savoir plus: factsheet (en allemand)

Le Conseil fédéral a édicté les très attendues ordonnances qui concrétisent la loi fédérale sur l’énergie votée le 21 mai 2017. Désormais, un « parc éolien » de seulement 4 machines sera considéré comme étant d’« intérêt national ». Loin du bon sens, cette interprétation juridique de la loi est une trahison grave de son esprit et de la volonté populaire.

L’ordonnance sur l’énergie édictée ce jour par le Conseil fédéral fixe à 20 GWh la production annuelle d’un parc éolien pour qu’il puisse être érigé au rang d’intérêt national. Une poignée de 4 éoliennes pourra donc être imposée au nom de l’intérêt national. Ce chiffre représente à peine 1.2 pour mille de la consommation annuelle d’électricité. Mettre en péril les 162 objets classés dans l’inventaire fédéral des paysages (IFP) pour une production aussi ridicule n’a rien à voir avec l’intérêt national.Lire la suite …

L’ombudsman de la SRG, pendant alémanique de la RTS, a donné raison à Paysage Libre Suisse : l’émission du 4 juin 2017 sur le thème d’un village allemand qui vivrait en autarcie énergétique induisait en erreur. L’énergie éolienne notamment a été embellie de façon trompeuse par la rédaction.

(Copyright Media Relations SRF)

L’ombudsman de la SRF a donné raison à Paysage Libre Suisse sur quatre points de sa réclamation. Les énergies renouvelables – en particulier l’énergie éolienne – ont été présentées de manière unilatéralement positive, ce qui a trompé le public. La prise en compte des aspects problématiques de ces énergies a été passée sous silence. En outre, les termes d’« énergie » et « électricité » ont été confondus, et le fait que le bas prix de l’électricité est à mettre sur le compte des subventions a été occulté.

Paysage Libre Suisse se préoccupe du traitement médiatique parfois peu nuancé, voire trompeur, de la question de la transition énergétique et de l’énergie éolienne en particulier. Après la publication du financement du lobby Suisse Eole par l’Office fédéral de l’énergie, il est devenu clair que de l’argent public servait à encourager une propagande tendant à idéaliser l’éolien dans les médias comme quelque chose de « beau », « bon marché » ou « acceptable ».

Le Conseil d’Etat du canton de Thurgovie supprime jusqu’à nouvel avis tous les périmètres de parcs éoliens de son plan directeur. Cette décision fait suite aux centaines de prises de position négatives en provenance des localités pressenties pour y implanter des sites éoliens industriels. Avec la réticence grandissante dans l’ensemble de la Suisse orientale, la pression augmente sur la Suisse romande et sur l’Arc jurassien, qui se retrouvent plus que jamais en première ligne pour la construction des 1000 éoliennes voulues par la Confédération.

 

Selon les informations obtenues auprès du canton de Thurgovie, la suppression des sites prévus est à mettre sur le compte des centaines d’avis critiques exprimés dans le cadre de la procédure d’information et de participation. À lui seul, le projet de parc éolien de Braunau-Wuppenau, où étaient prévues environ 10 machines de 200 mètres de haut, a suscité suffisamment de prises de position négatives pour faire pencher la balance.

La carte des vents du lobby éolien suisse indique que le canton de Thurgovie se caractérise par des conditions de vent moins mauvaises que le Plateau. Pour cette raison, la Suisse orientale est mise en avant dans la Conception énergie éolienne de la Confédération. Canton frontière avec l’Allemagne, la Thurgovie est cependant suffisamment bien placée pour observer l’industrialisation éolienne envahissante chez son voisin du Nord et en tirer les conclusions qui s’imposent.

La décision radicale des autorités thurgoviennes est une défaite cuisante pour les promoteurs en Suisse orientale. La production annuelle de 4.3 TWh de courant d’origine éolienne voulue par la Confédération, nécessitant environ 1000 machines, risque ainsi de se reporter encore plus sur l’Ouest de la Suisse et sur l’Arc jurassien. Les cantons de Berne, Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Jura, Valais et Soleure, déjà fortement sollicités, figurent parmi les principales victimes.

La décision du canton de Thurgovie est le premier coup porté à la Conception énergie éolienne de la Confédération, qui date pourtant d’à peine deux mois, et qui attribuait au canton de Thurgovie jusqu’à 50 installations éoliennes. La Fédération Paysage Libre Suisse est plus que jamais convaincue que la mise en œuvre de la Stratégie énergétique 2050 devra se faire sans l’éolien.

Paysage Libre Suisse salue le principe de la deuxième révision de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT). La législation actuelle, suite à de nombreuses révisions, est devenue extrêmement complexe et n’est plus comprise que par une minorité de personnes et même de juristes. Même si on peut saluer l’objectif de la révision, la politique de l’aménagement du territoire est contradictoire et la Confédération n’a aucune vision d’ensemble hors de la zone à bâtir.

L’introduction de marges de manœuvre, limitées, pour les cantons, dans le cadre du processus de planification et de compensation, est louable. Ce système permet de tenir compte de la diversité des territoires suisses et constitue une opportunité de simplifier les règles.

Paysage Libre Suisse est en revanche stupéfait par le manque de vision d’ensemble de la Confédération de ce qui se passe hors de la zone à bâtir. D’un côté, les autorités veulent tout réglementer, presque jusqu’au dernier mètre carré, de façon à limiter les constructions et les transformations hors de la zone à bâtir, pour limiter le mitage du territoire et protéger le paysage. D’un autre côté, le Département de Doris Leuthard pousse non seulement au mitage du territoire mais de façon plus générale à l’industrialisation du paysage, et donc à sa destruction, en exigeant la construction de très nombreuses éoliennes dans notre pays, tout cela pour une production énergétique faible et aléatoire. A cela s’ajoute le besoin accru de lignes électriques, longues de plusieurs kilomètres, qui sont en contradiction avec la LAT telle qu’elle a été acceptée par le peuple en 2014.

La récente « conception énergie éolienne » que la Confédération a publiée pour ainsi dire en même temps que la révision de la LAT préconise l’installation d’éoliennes permettant une production annuelle de 4.3 TWh. Cet objectif nécessite la construction de près de 1’000 éoliennes hors de la zone à bâtir, ce qui constituerait un véritable désastre pour le paysage, pour la zone agricole et les zones protégées. La politique d’aménagement du territoire au niveau suisse est dépourvue de toute cohérence et semble procéder d’un dangereux aveuglement face aux véritables problèmes de mitage du territoire, et d’une pondération incohérente des intérêts en présence.

Le Tribunal fédéral a donné raison à Paysage Libre Suisse dans la procédure concernant l’accès aux informations relatives au subventionnement des projets éoliens. La Cour suprême a estimé que la liste des bénéficiaires de la rétribution à prix coûtant devait être rendue publique. Cette décision constitue une étape importante pour la protection du paysage : les associations pourront accéder à des informations précises sur les différents projets en cours d’élaboration.

En août 2012, Paysage Libre Suisse s’était adressée à Swissgrid SA pour lui demander, en vertu de la loi fédérale sur la transparence (LTrans), copie des listes de bénéficiaires de la rétribution à prix coûtant (RPC) ainsi que de la liste d’attente. Swissgrid SA lui a répondu qu’elle n’appartenait pas à l’administration fédérale et ne disposait d’aucun pouvoir décisionnel, de sorte que la LTrans ne s’appliquait pas.

Dans son arrêt du 21 juin 2017, rendu public aujourd’hui, le Tribunal fédéral considère que les décisions portant sur l’octroi de la RPC constituent bel et bien une décision soumise à la LTrans. L’accès à ces données doit dès lors être rendu public. Le recours étant admis, la cause est renvoyée au Tribunal administratif fédéral pour nouvelle décision.

L’accès à ces informations permettra aux associations actives dans la préservation du paysage en Suisse de connaître quels projets éoliens ont été acceptés sous l’angle de leur subventionnement par la RPC. À l’heure actuelle, 500 machines font déjà l’objet d’une décision positive et sont en attente de construction. 360 autres figurent sur la liste d’attente. Ces quelque 900 machines pourraient être construites dans les prochaines années aux frais du contribuable suisse, qui devra alors débourser plusieurs centaines de millions de francs chaque année. S’y ajouteront encore environ 100 machines pour atteindre la production de 4.3 TWh/a voulue par la Confédération. Avec une subvention de 21.5 centimes le kWh éolien la promesse que les coûts annuels par ménage se monteront à 40 CHF maximum est impossible à tenir.

Paysage Libre Suisse attend que l’accès à ces informations, que le lobby éolien s’évertue à vouloir cacher en toute illégalité depuis des années, soit effectif le plus rapidement possible, afin de permettre aux associations actives dans la préservation du patrimoine paysager d’effectuer leur travail dans les meilleures conditions.

Vers l’arrêt du TF: lien

Le Conseil fédéral a adopté ce jour la Conception énergie éolienne. Ce document hautement controversé fixe les grandes lignes de la planification d’installations éoliennes et indique les espaces susceptibles d’offrir un potentiel d’exploitation de l’énergie éolienne. Il confirme l’objectif visé dans le cadre de la stratégie énergétique 2050 : ce sera bien 4.3 TWh, soit 1’000 éoliennes.

Durant la campagne de la votation du 21 mai portant sur la loi sur l’énergie, Paysage Libre Suisse a tiré la sonnette d’alarme sur la très grande menace que faisait planer la politique éolienne sur le paysage en Suisse. Malgré les propos rassurants entendus de tous côtés, c’est désormais confirmé noir sur blanc : la Confédération fixe l’objectif de 4.3 TWh de production éolienne annuelle d’ici à 2050. Ce sont ainsi quelque 1’000 machines qui viendront défigurer le paysage suisse dans les prochaines années.

La Confédération s’est en outre montrée sourde aux prises de position adressées dans le cadre de la consultation de la conception. Elle ne fixe aucune règle stricte en matière de protection du paysage et refuse d’empêcher formellement la construction de parcs éoliens dans les zones figurant dans l’inventaire fédéral des paysages IFP. La porte est désormais ouverte aux pires excès.

La Confédération refuse également d’inscrire une distance minimale entre une éolienne et la première habitation et juge suffisante l’ordonnance sur la protection contre le bruit. Or, cette ordonnance ancienne – elle date de 1986, bien avant le développement des projets éoliens – ne permet en aucune manière de prendre en compte les risques auxquels sont exposés les riverains : elle fixe pour la zone agricole – où les parcs éoliens sont prévus – une protection contre le bruit nettement plus faible que dans les villes. L’ordonnance sur la protection contre le bruit ne tient en outre nullement compte des sons de basse fréquence et des vibrations, dont les recherches scientifiques ont prouvé les conséquences graves sur la santé.

La conception énergie éolienne refuse également d’entrer en matière sur les conséquences négatives sur l’économie et en particulier sur la valeur des biens fonciers. La faune ailée ne trouvera pas de protection suffisante, et la confédération refuse d’entrer en matière sur les zones de tranquillité pour la faune, malgré l’insistance de plusieurs cantons et organisations environnementales.

L’aveuglement de la Confédération en matière de politique éolienne est inexplicable et la construction de 1’000 éolienne expose la Suisse, ses habitants et sa biodiversité à de graves conséquences dans les années à venir.

Vers le communiqué de presse: lien

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