• Schweiz verschandeln? Pour un paysage durable

Le conseil fédéral veut recouvrir la Suisse de 1000 éoliennes d’ici à 2050

Le Conseil fédéral a adopté ce jour la Conception énergie éolienne. Ce document hautement controversé fixe les grandes lignes de la planification d’installations éoliennes et indique les espaces susceptibles d’offrir un potentiel d’exploitation de l’énergie éolienne. Il confirme l’objectif visé dans le cadre de la stratégie énergétique 2050 : ce sera bien 4.3 TWh, soit 1’000 éoliennes.

Durant la campagne de la votation du 21 mai portant sur la loi sur l’énergie, Paysage Libre Suisse a tiré la sonnette d’alarme sur la très grande menace que faisait planer la politique éolienne sur le paysage en Suisse. Malgré les propos rassurants entendus de tous côtés, c’est désormais confirmé noir sur blanc : la Confédération fixe l’objectif de 4.3 TWh de production éolienne annuelle d’ici à 2050. Ce sont ainsi quelque 1’000 machines qui viendront défigurer le paysage suisse dans les prochaines années.

La Confédération s’est en outre montrée sourde aux prises de position adressées dans le cadre de la consultation de la conception. Elle ne fixe aucune règle stricte en matière de protection du paysage et refuse d’empêcher formellement la construction de parcs éoliens dans les zones figurant dans l’inventaire fédéral des paysages IFP. La porte est désormais ouverte aux pires excès.

La Confédération refuse également d’inscrire une distance minimale entre une éolienne et la première habitation et juge suffisante l’ordonnance sur la protection contre le bruit. Or, cette ordonnance ancienne – elle date de 1986, bien avant le développement des projets éoliens – ne permet en aucune manière de prendre en compte les risques auxquels sont exposés les riverains : elle fixe pour la zone agricole – où les parcs éoliens sont prévus – une protection contre le bruit nettement plus faible que dans les villes. L’ordonnance sur la protection contre le bruit ne tient en outre nullement compte des sons de basse fréquence et des vibrations, dont les recherches scientifiques ont prouvé les conséquences graves sur la santé.

La conception énergie éolienne refuse également d’entrer en matière sur les conséquences négatives sur l’économie et en particulier sur la valeur des biens fonciers. La faune ailée ne trouvera pas de protection suffisante, et la confédération refuse d’entrer en matière sur les zones de tranquillité pour la faune, malgré l’insistance de plusieurs cantons et organisations environnementales.

L’aveuglement de la Confédération en matière de politique éolienne est inexplicable et la construction de 1’000 éolienne expose la Suisse, ses habitants et sa biodiversité à de graves conséquences dans les années à venir.

Vers le communiqué de presse: lien

Loi sur l’énergie : un dimanche noir pour le paysage en Suisse

Paysage Libre Suisse prend acte de l’acceptation de la loi sur l’énergie. Les Suissesses et les Suisses ont fait confiance aux promesses selon lesquelles la nouvelle loi ne se traduirait pas par la construction d’un nombre massif de parcs éoliens. Cependant, vu les nouvelles dispositions légales et les moyens financiers supplémentaires, tout laisse à penser que le 21 mai 2017 entrera dans l’histoire comme un jour noir pour le paysage suisse.

Avec les articles 12 et 13 de la nouvelle loi, la construction d’installations éoliennes industrielles est désormais élevée au rang d’intérêt national. Une menace sérieuse plane sur de nombreux espaces naturels, notamment les parcs régionaux et des objets figurant à l’inventaire fédéral des paysages (IFP). Même si l’interprétation que feront les tribunaux de ces nouvelles dispositions demeure inconnue au stade actuel, tout porte à croire que la brèche est désormais ouverte pour un démantèlement de la protection de la nature. En inscrivant les articles 12 et 13 dans la loi, le parlement a précisément voulu une construction plus massive et plus rapide d’installations éoliennes.

Durant la campagne, les organisations environnementales n’ont eu cesse de répéter que peu d’éoliennes seront construites en Suisse. La Fédération Paysage Libre Suisse attend désormais que cette promesse soit assortie d’actes concrets en faveur de la protection du paysage. Il est attendu des organisations environnementales qu’elles ne lésinent pas sur l’utilisation de leur droit de recours et qu’elles s’engagent de toutes leurs forces pour protéger le patrimoine paysager suisse. Paysage Libre Suisse leur garantit son plein soutien à l’avenir également.

Outre le paysage, ce sont aussi la biodiversité et la santé humaine des riverains qui feront les frais de la nouvelle loi. La faune ailée, déjà soumise à rude épreuve, sera gravement touchée par les effets cumulés de plusieurs centaines d’installations éoliennes, surtout dans l’Arc jurassien. Quant aux riverains de parcs éoliens, ils subiront les conséquences des nuisances sonores et des sons de basse fréquence, inaudibles, dont les effets sanitaires devront encore être soigneusement étudiés.

Paysage Libre Suisse poursuit son combat pour que la transition énergétique ne se fasse pas au détriment de la nature. La fédération intensifiera son travail d’information afin de faire prendre conscience aux décideurs et à la population que l’éolien n’est pas une solution viable dans un pays comme la Suisse, marquée par des vents faibles et une pression croissante sur les espaces naturels en raison de l’urbanisation.

La Confédération paie des millions au lobby éolien

La Fédération Paysage Libre Suisse a pu obtenir en vertu de la loi sur la transparence (LTrans) les contrats conclus contre entre l’Office fédéral de l’énergie OFEN et le lobby éolien Suisse Eole entre 2003 et 2015. Les médias l’ont révélé aujourd’hui. Pour Rappel, Suisse Eole est l’association pour la promotion de l’énergie éolienne en Suisse et défend les intérêts économiques et financiers des promoteurs de projets éoliens.

Les contrats que Paysage Libre Suisse a obtenus ont été en partie censurés par l’OFEN. Ont notamment été censurées toutes les informations qui montrent que Suisse Eole a aussi été mandatée pour mener un lobbyisme politique. Une comparaison avec les rapports annuels de Suisse Eole permet toutefois de reconstituer certaines parties. L’OFEN a ainsi versé CHF 7 300 000.- de l’argent du contribuable à Suisse Eole entre 2001 et 2015.

En novembre 2014, le Contrôle fédéral des finances a publié un rapport relatif aux appels d’offres de l’OFEN, dans lequel il critique clairement la pratique de l’office et indique que les quatre objectifs de la loi fédérale sur les marchés publics n’ont pas été respectés.Lire la suite …

Le comité environnemental contre la SE2050 part en campagne

C’est parti! Le comité environnemental a lancé sa campagne contre la SE2050. Composé de plus de 50 personnalités, ce comité est politiquement indépendant et s’oppose aux graves conséquences que la loi sur l’énergie entraînerait sur le paysage et la biodiversité. Y figurent notamment Kurt Fluri, conseiller national, Philippe Roch, ancien directeur du WWF et de l’Office fédéral de l’environnement, Antoinette de Weck, vice-syndique de la Ville de Fribourg, députée au Grand conseil et ancienne directrice de Pro Natura du canton de Fribourg, ainsi que Hans Weiss, ancien directeur de la Fondation pour la protection du paysage. D’autres membres issus d’organisations environnmentales, des Verts et des milieux universitaires viennent compléter ce comité de campagne. En savoir plus.

 

Visions apocalyptiques en provenance d’outre-Rhin

Les nouvelles affligeantes venant de l’Allemagne se succèdent à un rythme quasi quotidien. Quelque 27’000 éoliennes industrielles y sont construites, et le rythme de destruction de l’environnement ne fait que s’accélérer. Vous en doutez ? En voici quelques illustrations.

Pas de procédure d’opposition pour les riverains, mise à l’écart systématique des voix critiques, organisations environnementales vendues au business éolien : notre voisin du Nord ne connaît plus aucune frontière à la destruction par les éoliens. Les subventions juteuses attirent tout un lobby d’investisseurs assoiffés d’argent et prêts à détruire les derniers paysages encore intacts, voire protégés.

Tout ça dans l’espoir de sortir du charbon et de l’atome. Vainement, on le sait, car une fois que le vent tombe, les centrales à charbon turbinent à plein régime et le gaz tourne à fond. Aucun pays qui a investi dans l’éolien n’a réussi à réduire ses émissions de CO2, bien au contraire.

La population n’est pas dupe : partout émergent des initiatives citoyennes qui, avec plus ou moins de succès, s’élèvent contre l’invasion éolienne. Un exemple ici.

Des vents contraires toujours plus forts

Les événements des derniers jours livrent une fois de plus un constat clair : la Suisse n’est pas un pays propice à l’énergie éolienne. Des vents insuffisants, une opposition populaire déterminée et un impact désastreux sur l’environnement expliquent l’échec denombreux projets. Tant le Tribunal fédéral que certaines communes et promoteurs éoliens se rendent peu à peu à l’évidence.

Vendredi 11 novembre tombait un verdict déterminant du Tribunal fédéral (TF) : le recours des organisations de protection de la nature et de l’environnement contre le projet de parc éolien du Schwyberg dans le canton de Fribourg est admis. Le TF estime que l’emplacement du Schwyberg est inadéquat et demande de mieux tenir compte des intérêts du paysage, des biotopes et de la protection des espèces. C’est un véritable camouflet que la Cour suprême inflige non seulement au Canton de Fribourg, mais aussi et surtout au Groupe E qui, par sa filiale Greenwatt, mène de nombreux projets similaires ailleurs en Suisse, notamment dans l’arc jurassien.Lire la suite …

Les CKW renoncent au projet éolien de Kirchleerau/Kulmerau

Le projet éolien des Forces motrices de Suisse centrale (CKW) dans la région de Triengen, Kulmerau et Walde, à cheval sur la frontière des cantons d’Argovie et de Lucerne, est abandonné. Comme le signale entre les lignes cette filiale du groupe Axpo dans son communiqué de presse de ce jour, l’opposition de la population locale aura eu raison de ce projet de 4 machines.

En acceptant récemment le principe d’une distance minimale de 700 mètres entre le parc et les habitations, l’assemblée communale a ainsi porté un coup fatal au projet. L’expérience de Kulmerau montre à quel point une résistance bien organisée et intervenant suffisamment tôt dans le processus est efficace!

Toutes nos félicitations à l’association Pro Kulmerauer Allmend, membre de Paysage Libre Suisse, et aux personnes qui se sont engagées sans compter. Reste à espérer que le chemin suivi par Kulmerau avec sagesse et détermination fasse école dans toute la Suisse.

Promenades dangereuses: plus d’un accident grave par mois en Allemagne

Les accidents liés à des éoliennes seraient très rares, nous promettent les promoteurs. Vrai ? En Allemagne, 12 accidents ont eu lieu entre janvier et août 2016, pour la plupart très graves. L’un des derniers en date a eu lieu le 5 août 2016.

Le risque sanitaire encore ignoré des éoliennes industrielles

Paysage Libre Vaud publie les résultats de son étude sur les infrasons, un vrai problème de santé publique, selon la fédération, qui demande un moratoire de cinq ans sur la poursuite des projets éoliens du canton. En Suisse, ce phénomène est complètement sous-estimé par la plupart des promoteurs, autorités et même par les médecins.Lire la suite …

Un röstigraben eolien?

L’industrialisation éolienne traduit-t-elle un fossé culturel? Tandis que la commune bâloise de Füllinsdorf dit non à 64% à un projet de parc éolien, les romands acceptent deux projets à Charrat (VS) et à Vallorbe (VD). Au même moment, l’offensive des milieux éoliens bat son plein: 2 parcs sont mis à l’enquête publique à la Montagne de Buttes (NE, 19 éoliennes) et à Ste-Croix (VD, 6 machines).

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